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“Un salarié est moins sujet au mal-être lorsqu’il est bien rémunéré et que son travail est reconnu” (Moïra Mikolajczak – chercheuse à l’université de Louvain – “Management”  février 2018).

“Le burn-out est fabriqué non pas au centre de l’individu, mais collectivement, autour d’un bug dans la relation entre la personne et son travail […] Certains, plus fragiles, tombent à l’eau. Comme les canaris que l’on emmenait au fond des mines pour déceler les émanations de gaz toxiques et qui en mouraient. Ces canaris de l’entreprise, nous devrions les remercier de nous signaler que certaines logiques et certaines façon de manager mettent en danger la santé et l’équilibre des personnes.[…] Mais l’antidote absolu au burn-out, c’est l’équipe, la vraie, celle où on se parle réellement. Invincibles, ces équipes-là résistent à tout. Elles produisent leur propre sens et le transportent avec elles.” ( Pierre Blanc-Sahnoun, coach et conseil en dirigeants, “Management” février 2018 )

Le burn-out est un produit du travail. Même si chaque individu réagit différemment à son environnement professionnel, il est possible de recenser les bonnes et les mauvaises pratiques managériales, celles qui produisent du mal-être et celles qui font s’envoler les équipes.

Pour qu’un employé se sente bien au travail il doit avoir une forte estime de soi. Selon Will Shulz, les trois leviers qui concourent  au développement de celle-ci sont :

–         L’inclusion qui est tout ce qui donne le sentiment de compter, d’être important, d’avoir sa place dans le groupe.

–         Le contrôle lui, renvoie à ce qui permet au collaborateur de se sentir compétent, de recevoir des instructions et des règles du jeu claires, que sa fonction corresponde à ses talents, avoir des objectifs partagés.

–         Et enfin, l’ouverture, qui englobe le fait d’être apprécié en tant que personne, de pouvoir parler de soi, de ses doutes, de ses difficultés.

Pour prévenir le burn-out, il y a plusieurs espaces d’intervention.

Il y a le travail autours du renforcement de la personne, de son développement personnel, de sa forme physique. Dans de nombreuses entreprises, des espaces de détente sont mis en place favorisant le ressourcement des collaborateurs et la communication entre eux. La pratique de la méditation et d’autres disciplines de développement personnel comme le yoga y sont favorisées. Des cours de sport sont mis en place. Les formations offertes permettent aussi un renforcement des compétences, une amélioration des performances et l’ouverture de nouvelles perspectives professionnelles, tout ceci allant dans le sens du renforcement de l’estime de soi.

L’équipe est le point central du bien-être au travail. On l’a dit plus haut, les relations humaines qui s’y jouent peuvent détruire une personne ou au contraire lui permettre de donner le meilleur d’elle-même. Une équipe n’adopte pas spontanément un fonctionnement idéal. Le développement de celle-ci ne doit pas être laissé au hasard. Même si d’excellents collaborateurs sont engagés, ils sont principalement choisis en fonction de leurs compétences métiers, de leur intelligence cognitive plutôt qu’émotionnelle. Pour que cette réunion de personnes soit un espace où il fait bon travailler, il faut que l’entreprise transmette un message allant dans ce sens. Comme on augmente la productivité en adaptant les outils de production, on augmente l’attractivité de son entreprise en soignant ses équipes.

Le manager porte sans doutes la plus grande part de responsabilité quant à la prévention du burn-out. On l’a vu plus haut plus haut, le salarié a besoin de reconnaissance, en plus d’un salaire en rapport avec son investissement et ses compétences. Un manager doit être en contact avec ses employés, les connaître, s’intéresser à eux. Dire bonjour, demander des nouvelles du petit dernier sont des actes importants voire même le b-a ba du management. Il doit donner des feed-back utiles et encourageants. C’est lui qui donne le cap, il doit être clair dans ses demandes. Il ne doit pas avoir d’attentes démesurées. L’employé a droit à une vie de famille, besoin de repos. S’il est normal qu’il y ait des moments où il faut mettre les bouchées doubles, les efforts des subordonnés doivent être payés en retours, d’un remerciement au minimum. Le manager doit être juste, montrer l’exemple, tenir compte des particularités des employés, leurs talents comme leurs défauts. Si un employé vit une situation particulière comme un divorce, la naissance d’un enfant, une situation difficile particulière, il est intéressant de réfléchir à des solutions qui conviennent à chacun comme des aménagements horaires ou du travail à la maison.